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Commentaire de l’évangile par le Père Jacques


Quatrième dimanche de Carême
Le caducée

Si les médecins portent ainsi l'enseigne du serpent, comme signe homéopathique des guérisons,  l'origine est certes grecque mais peut être assumée par la tradition  judéo-chrétienne.

Dans l'évangile de Jean de ce dimanche, Jésus se rapporte à l'évènement des Hébreux dans le désert qui ont été délivrés de la morsure du serpent, grâce à la prière et au bâton de Moïse élevé où un serpent était visiblement signifié. Il fallait pour être épargné, marcher de l'avant, suivre Moïse et le bâton qui indiquait un chemin  ouvrant la voie vers la vraie liberté.

Le Christ annonce que le bâton de la croix est un signe pour passer les endroits périlleux de notre existence.

Le Christ élevé de terre, élevé comme ayant dans sa passion la forme extérieure du péché apparaît comme « homme des douleurs » ; Il culmine l'histoire. L'homme d'aujourd'hui élevé au-dessus de lui-même, peut donner sens à sa souffrance, il peut guérir de la morsure de l'égoïsme qui le recroqueville et l'empêche de marcher dans la bonne direction.

Le serpent a ceci de particulier qu'il se cache et prend la couleur du milieu... trouvons les remèdes spirituels, pour dépasser les obstacles et aller au-delà de nous-mêmes, en un mot nous trouver vraiment libres. Le caducée dans une optique biblique peut être ainsi considéré comme le remède pour la liberté. Il renvoie à une réalité salvifique. Il nous faut cependant chercher et découvrir de quoi nous devons être sauvés. En dehors de la croix, ne croyons pas voir quelque lumière profonde sur le mystère du mal.

Père Jacques

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