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Edito du Père Jacques


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Il est toujours émouvant d'évoquer les morts, ces chers disparus de nos familles, souvent inconnus de la grande histoire, qui sont, quelque part, en notre cœur les vrais héros ou témoins qui méritent notre plus grande reconnaissance. Cet homme, cette femme, ancêtre pas si lointainement, car si c'est le père ou la mère, ou seulement une génération plus loin, nous avons à reconnaître la vie qu'ils ont donnée et toute une tradition de souvenirs ; il fut ou elle fut l'image d'un devoir accompli souvent dans la discrétion mais avec Foi en Dieu, en ses commandements... Image, modèle d'un évangile vécu au quotidien où se sont tissés les relations du dévouement ou une relation à Dieu qui a touché notre cœur.

La grande philosophe, juive convertie devenue carmélite, Edith Stein, a raconté ce fait : un jour dans une cathédrale déserte, une femme burinée par les ans et le travail arrive avec ses sacs qu'elle dépose là devant l'autel. Le regard de cette femme simple, sa prière muette et profonde, fut comme un choc décisif qui a  permis d'entamer, pour Edith Stein une montée vers Dieu jusqu'à l'holocauste final de sa vie pendant la guerre.

Thérèse de Lisieux disait que nous devons beaucoup aux saints inconnus dont l'offrande et la prière cachée, furent d'une grande fécondité pour l'histoire de l'Eglise, pour notre histoire.

En tout ce mois de novembre, pensons à ceux qui nous précèdent et nous aident par leur exemple. Et s'ils sont en voie de purification, soyons sûrs que nous pouvons les aider, à notre tour, par notre prière, nos actes de charité, l'offrande de la messe : interaction mutuelle de ceux qui s'aiment pour toujours dans la Communion des Saints.

Père Jacques

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