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A la Toussaint, l’Eglise catholique fête tous les saints qui ne figurent pas sur notre calendrier liturgique. 
Mais, qu'est ce qu'un saint ? 
Comment le devenir ? 
Faut-il une reconnaissance officielle ou être canonisé ? 
Voila quelques questions que l’on se pose souvent. 
 

La sainteté pour tous, j’y crois !
Etre saint, c’est être comme Dieu. Dieu est saint. Il est trois fois saint. Croire en Lui, c’est faire de sa vie, l’écho de cette belle parole de Dieu : « Soyez saints comme Dieu est saint ». Or Dieu est amour. Être saint, c’est vivre au mieux l’amour toute sa vie. Etre saint, c’est croire à la vie avant et après la mort. L’auteur de la vie a donné sa vie pour nous. Désormais, la valeur ajoutée de toute vie n’est rien d’autre que la donation totale pour le salut du prochain. Si Dieu le Fils et Fils de Dieu s’est identifié au prochain, c’est parce que la sainteté est fondamentalement l’expression de l’amour de Dieu qui se donne. Être saint, c’est accueillir Dieu qui se donne et nous donner à notre tour. Etre saint, aimait dire l’Abbé Bénezet Bujo, n’est ce pas « faire des choses ordinaires, de façon peu ordinaire» ?
 
Que dire de ceux qui pensent que la sainteté n’est pas de ce monde ? La sainteté est présente en ce monde quand les choses ordinaires sont vécues de façon peu ordinaire. La lumière de la foi reçue grâce à la parole de Dieu en constitue le socle. Elle a vocation à être vécue par tous ceux qui sont dans le monde sans être du monde. Tous ceux qui, les yeux fixés sur le Christ en croix, ne baissent pas les bras. Mais, ils prient nuit et jour. Ils vivent en espérance le salut éternel. Par leur foi agissante, ils lavent leur robe dans le sang de l’Agneau. 
Comment ne pas chanter « Ah, qu’ils sont beaux sur la montagne les pas de ceux qui portent la Bonne nouvelle, qui annoncent le salut et la paix». Mais, la Bonne nouvelle du royaume ou les béatitudes ne s’annoncent vraiment qu’en parole et en acte. 
 
Chers sœurs et frères, on ne le dira jamais assez : « Voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu ; et nous le sommes».  Certes, le péché nous défigure et nous éloigne de Dieu. Même s’il nous arrive bien souvent de faire le mal que nous évitons et de ne pas faire le bien que nous désirons de tout cœur, Dieu nous propose le sacrement de la santé et la communion au corps du Christ pour le salut éternel. Point n’est besoin de nous confondre en excuses en tant que fils prodigue. Enfant de Dieu, nous le sommes. Et, il y a plus de joie au ciel pour l’unique pécheur qui se convertit que pour les quatre-vingt dix-neuf justes.

Fort de cette foi, méritons nos vacances de Toussaint en faisant d’elles un temps propice où nous prenons le chemin de retour vers notre Père, en communion avec tous ceux qui nous ont précédés dans la mort. Puisque la miséricorde se moque du jugement, fini la peur du jugement dernier. Allons, revêtons notre robe de sainteté. Bonne fête de la Toussaint !

 
Père Paulin

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