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Et si la véritable crise était celle de la foi ?


Dans quelques jours, ce sera Noël. Mais il se pourrait bien que le Noël de cette année ait un goût bien particulier. Car la période a une très forte saveur de crise, que nos médias soulignent à l’envi. Crise économique, crise environnementale, conflits et guerres … La liste pourrait être longue.

Derniers jours avant Noël
Pourtant, au moment où nous envisageons les préparatifs pour les fêtes, nous pouvons nous demander si nous ne sommes pas affectés par une crise plus profonde que toutes les autres, et qui pourrait être celle de notre foi. En effet, le risque n’est pas nul que Noël se résume à des cadeaux d’autant plus inutiles qu’ils sont dommageables pour le budget, à la dinde et au foie-gras, et à une fête d’autant plus surfaite qu’elle n’est finalement plus qu’un prétexte à faire la fête, au fond, sans qu’on sache trop pourquoi. La surabondance d’illuminations, de sapins, de cadeaux et de ripailles ne fait-elle pas que cacher une indifférence à l’égard de l’événement qui a été le point de départ de la fête, et qui est la naissance parmi les hommes du Fils éternel de Dieu lui-même ? Pour nous, à quelle espérance peut correspondre la fête de Noël ? Pensons-nous que l’enfant que nous fêtons à Noël peut représenter un avenir pour nous, ou bien le considérons-nous comme une affaire terminée, reléguée dans le meilleur des cas dans un doux folklore tout juste suffisant à faire rêver les enfants ? Et sans espérance, peut-il y avoir de la joie ?
 
Les chrétiens qui vivent Noël avec foi sont convaincus que l’enfant qu’ils fêtent est le véritable Seigneur de notre histoire, et que par lui, la victoire est promise pour ceux qui aiment et qui servent. Pour les chrétiens, la fête de Noël est une fête du sens, de ce que cela a un sens de s’engager pour un monde meilleur et plus humain, pour les petits et pour les faibles. Et commencer à apercevoir que ce sens est possible, c’est déjà une joie, la joie qui vient du fait qu’il est possible de donner une direction à sa vie. 
 
Alors, tâchons de vivre Noël comme la fête d’une espérance, celle que nous pouvons faire grandir en fréquentant les témoins de l’espérance, les prophètes d’hier et d’aujourd’hui. La communauté chrétienne cherche à être une communauté de l’espérance. La fréquenter est déjà un message d’espérance.
 
À tous, je souhaite un joyeux et saint Noël, plein d’espérance.
 
P. Benoît-Marie.