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9 – Le troisième jour est ressuscité des morts...


Année de la foi...
Par cette formule, «le troisième jour, il est ressuscité des morts», le Symbole des Apôtres affirme le centre de la foi chrétienne. Parce que si Christ n’était pas ressuscité, notre foi serait vaine (1 Co 15, 17).
 
Cependant, la question qu’on se pose nécessairement est celle de savoir comment aujourd’hui on accède à la résurrection de Jésus, et comment cette résurrection peut apparaître crédible pour nous. Eh bien, il faut dire que si aujourd’hui des gens croient à la résurrection de Jésus, c’est parce qu’on en parle. Il y a une rumeur, dont témoignent par exemple les Actes des Apôtres (Ac 25, 19), rumeur qui dure encore. Et cette rumeur est aujourd’hui principalement portée par tout un groupe d’hommes et de femmes que cette résurrection met debout. Cela nous fait dire que le point de départ de notre discours sur la résurrection, c’est le fait qu’il y a des chrétiens aujourd’hui. Nous ne parlerions pas de la résurrection de Jésus sans ces chrétiens. La foi chrétienne, nous l’avons seulement parce qu’il y a encore aujourd’hui des chrétiens.
 
Évidemment, toute rumeur est toujours à vérifier. La question est de vérifier que nous ayons la même foi que les premiers chrétiens. Et cela se vérifie par les documents que nous livre l’histoire, en particulier la Bible, qui même si elle est le livre des chrétiens n’en est pas moins le témoignage historique le plus ancien que nous ayons de la foi des premiers chrétiens. La résurrection de Jésus ne peut pas être prouvée par l’histoire. Tout simplement parce que nous disons que le tombeau était vide. Alors, on ne fait pas de démonstration historique lorsque les indices ne sont plus là … Mais ce qu’on peut toujours faire c’est vérifier que notre foi correspond à la réaction des premiers chrétiens. En particulier, on peut vérifier que la résurrection de Jésus a mis debout les premiers chrétiens de la même façon que nous sommes mis debout. Alors, ils ont vu le Christ ressuscité. Mais d’une vision bien particulière, puisque les évangiles racontent systématiquement que les disciples n’ont pas reconnu le Ressuscité (Voir Lc 24, 16). Il s’agit d’une vision dans la foi. De même, nous croyons sans voir, uniquement sur le témoignage des premiers chrétiens. Mais si les disciples ont fini par reconnaître Jésus dans le Ressuscité, c’est qu’ils pouvaient comparer le Ressuscité avec le Jésus qu’ils avaient connu avant la passion et la mort du Christ. Ce Jésus qui a marché avec eux sur les routes de Palestine, il peut être aussi notre compagnon de route, puisque nous avons aussi le témoignage, par les évangiles, de ce cheminement et de ce compagnonnage qui ont duré plusieurs années. Enfin, si les disciples de Jésus se sont mis à suivre ce Jésus, c’est qu’il leur apparaissait comme répondant aux promesses qui avaient été exprimées par les prophètes de la religion juive. Alors, certes, nous ne sommes pas juifs. Mais si nous sommes convaincus que les promesses juives sont des promesses d’humanité, alors si nous les lisons dans l’Ancien Testament, elles peuvent nous interpeller et nous permettre de reconnaître le Christ. D’où cet adage formulé au Vème siècle par saint Jérôme : on ne connaît pas le Christ si on ne connaît pas les Écritures anciennes.
 
Dans le parcours qui vient d’être tracé, le plus important reste de se laisser interpeller par le fait qu’il y a aujourd’hui des hommes et des femmes qui sont mis debout par leur foi en Christ. C’est par eux que nous sommes croyants aujourd’hui.

 
Père Benoît-Marie.


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