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Commentaire du Notre Père - 2
Qui es aux Cieux !


Notre Père...
En continuant notre méditation sur le « Notre Père » (voir premier commentaire), nous ne voulons pas éliminer cette précision importante du « qui es aux Cieux ». Evidemment l’évocation spatiale pourrait induire un élément qui nous pousserait à l’évasion ou l’évanescence quasi" nuageuse" de la  paternité! Cette expression d’origine sémitique veut d’abord souligner l'aspect transcendant, infini et profond de la Paternité divine.

On pourrait très bien imaginer un dialogue simple, même avec un petit enfant : « lorsque tu regardes le ciel surtout lorsqu’il est tout bleu, limpide, tu perçois la réalité de la grandeur et immensité de ce ciel qui recouvre toute la terre... Notre Papa ou Maman de la terre  enfante quelques enfants en nombre limité. Mais lorsque tu regardes la profondeur des cieux, pense que d’un horizon  à l’autre, notre Dieu est vraiment le Père qui recouvre tous les hommes disséminés sous cette grande voûte des cieux»…Finalement, cette adjonction, loin d'être naïve est très explicite. Par cette notion de grandeur accolée au Notre Père, Jésus nous enseigne la puissance et la beauté du Dieu Créateur reconnu de tous.
 
Nous percevons ainsi deux idées juxtaposées qui se complètent : par « Notre Père »,  d'une part, nous pensons à l’intimité, la proximité d’un père qui est nôtre, mais d'autre part on ne peut pas en prendre possession, nous ne devons pas mettre la main sur Lui, car il nous dépasse…
 
Les juifs contemporains du Christ étaient fiers de se dire fils d’Abraham. « Notre Père Abraham » revenait souvent sur leurs lèvres… Rien ne pouvait être plus grand.  Jésus vient leur faire pressentir une descendance qui vient du Ciel : Notre Père, l'éternel est plus grand encore, si bien que pour le croyant, sa vraie patrie se trouve dans les cieux.
 
Les cieux dévoilent aussi le monde où Dieu habite avec les anges, les saints, les défunts. Sa paternité s’étend dans ce monde invisible mais bien réel, présent en nos cœurs.
 
C'est pourquoi les cieux sont assimilés tout simplement à la réalité invisible de notre âme. Combien de saints ont affirmé que Dieu habite par sa grâce dans le Ciel de notre âme. Nous avons là une nouvelle dimension de la profondeur des cieux  qui rejoint le plus intime de notre être en nous engageant  à vivre en fils et en frères...cela a des conséquences pratiques!
 
De cette réflexion nous pouvons considérer deux attitudes qui animent  le cœur du croyant. Premièrement l’adoration, le respect devant celui qui est grand et merveilleux dans l’étendue de sa paternité ; tous l’ont tout entier, comme le soleil est pour chacun. Deuxièmement, la confiance, la familiarité, l'intimité  du dialogue avec le  Père, qui est nôtre, présent en chacun de nous.
 
« Notre Père qui es aux cieux », on serait déjà tenté d’affirmer : « ici tout est dit » de l'orientation essentielle de toute vraie prière.
 
Une orientation à retenir en cette fin de l'année liturgique qui culmine avec la fête du Christ Roi, et  une belle  porte d'entrée pour ce premier dimanche de l’Avent. En Avant  donc et pour longtemps avec notre Père du Ciel !          


Père Jacques