Sites sur Anet...

Recevoir les éditos
Rss Rss

Recherche

Malgré les avancées scientifiques de l’heure, le mystère de la mort n’a rien perdu de son actualité : choc, crainte, questionnement, perplexité, révolte, résignation, espérance, action de grâce sont autant de réactions de ceux qui sont confrontés à la dure réalité de la mort d’un être cher. La mort ne laisse personne indifférent. Mais contrairement à la parole forte de saint Paul : « rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ : ni la mort,…(Rm 8, 35-39) », vraiment n’existe-t-il pas des chrétiens séparés de l’amour du Christ par la mort ? 

23 novembre : fête du Christ Roi
23 novembre : fête du Christ Roi
Loin d’être un simple souvenir, la commémoration de tous les fidèles défunts consiste à la célébration d’un important événement pour nous. La mort de nos semblables interroge la nôtre. Cette question nous plonge aux racines de notre foi, car : «  Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ; ainsi tout homme qui croit en Lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle (Jn 3,216)». Faire mémoire des défunts en Eglise, c’est aussi prendre toute la mesure de la parole du Seigneur : « Le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. (Jn 12, 24)». La question est celle de savoir quel est donc ce genre de fruits que la mort produit d’une part pour le mort et d’autre part pour la famille des vivants ? Que nous dit la liturgie ?

Prier pour les défunts, c’est témoigner d’affection, d’amour à ceux qui sont dans l’au-delà. Cet amour implacable est animé par la foi et l’espérance à la vie avant et après la mort. Les défunts désirent par-dessus tout rester en contact avec les vivants. Ils sont devenus membres invisibles de la famille et de l’Église. Vivants ou morts, nous formons une famille. Tous les membres de ladite famille aspirent à faire partie de la communauté heureuse des élus. Par notre prière et par l’offrande de la messe à ceux-ci, nous ravivons notre foi et notre espérance à la communion des saints. 

Fasse donc le ciel que les expressions de notre foi à l’espérance, que l’amour du Dieu des vivants ne passera jamais, s’avèrent toujours et déjà des plus inventives pour nous préparer à l’avènement du Christ-Roi de l’univers.

Abbé Paulin Mutoro

Tous les éditos