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Pour le mois du rosaire : octobre


« Et Rose, elle a vécu ce que vivent les roses l’espace… » d’une éternité !

​Et Rose elle a vécu…
Pour être exact, cette phrase bien connue de François de Malherbe, se termine par "l'espace d'un matin". Comme vous le savez notre poète magnifie les roses qui, hélas, comme toute beauté se fanent vite. En fait il s’agit pour notre poète de sa chère amie dont il perçoit par expérience le caractère passager de son parfum… Sans doute bien peiné, il écrit "Et Rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin"...

Est-ce seulement de la poésie de penser que Notre-Dame saluée dans le Rosaire, nous permet de nous mettre en communion avec celle qui dans l’éternité nous rejoint, celle dont la Beauté reflète comme la lune l’éclat du soleil ?

Est-ce aussi être déconnecté du réel de la vie avec tous ses problèmes que de prendre en main le chapelet comme l’Eglise nous encourage à le faire pendant le mois d’octobre ?

Au XVI siècle, au moment des grandes batailles  le Pape Pie V exhortait la chrétienté à méditer le Rosaire ; en ce moment là, il s'agissait déjà d'un certain péril islamique...  Alors ce saint pape avait voulu transmettre à sa génération le désir de vivre les moments douloureux de l'existence, dans un regard de Foi vers la Passion du Christ,  pour être fortifié et consolé. L’intuition des saints est juste. Ils ont tous persévéré à nous dire que la Vierge Marie reste le meilleur chemin pour trouver le Visage de Jésus.

Prendre son chapelet en main n'est pas une piété à l'eau de rose, c'est avec réalisme entrer avec Jésus, par Marie, dans le combat spirituel.

Nous commencerons par les mystères joyeux de notre vie, car ils doivent exister toujours, dans l’assurance que Dieu bénit par exemple toute vie naissante. Quelques soient les épines de notre vie, faisons fleurir pour Dieu, l’offrande de notre sourire intérieur.

Par sa prière, Marie est une Rose qui devant le trône de Dieu, ne se fane jamais. En ce mois du Rosaire, unissons-nous à celle qui porte notre prière,  l’enveloppe, lui donne un parfum nouveau. Chaque « je vous salue Marie », présenté à Dieu est comme une rose que Dieu agrée, chaque « je vous salue Marie », chanté avec amour, nous fait vivre en enfant de Dieu pour nous épanouir vers l’Amour éternel.

Père Jacques

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