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Deuxième dimanche de Pâques (15 avril 2012)


Dimanche de la miséricorde
En nous demandant de fêter, lors du 2ème dimanche de Pâques, la miséricorde divine, l’Église nous enjoint d’être témoins de cette miséricorde. La miséricorde n’est rien tant qu’elle n’est pas vécue. Et cela est vrai de la miséricorde plus que de beaucoup d’autres réalités chrétiennes. La miséricorde divine ne peut être reconnue et chantée par les hommes que si elle est pratiquée dans notre monde.

C’est d’abord l’Église qui a une telle mission de miséricorde. Elle le fait évidemment par le sacrement de la miséricorde qui est le sacrement de la réconciliation. Mais elle doit surtout le faire en vivant concrètement cette miséricorde dans ses communautés. Cependant, la miséricorde n’est jamais de la génération spontanée. Elle suppose une culture où elle soit envisageable, ainsi qu’une ambiance de confiance qui lui permette de s’exprimer. Aussi, la question qui est adressée aux chrétiens, c’est celle de ce qu’ils font pour établir un tel climat de confiance dans leur communauté. Au fond, faisons-nous suffisamment confiance aux autres pour qu’une telle miséricorde soit possible ? Cette confiance mutuelle est-elle pour nous une préoccupation prioritaire ? Que faisons-nous pour établir ce climat de confiance ?

Cette miséricorde doit aussi être vécue dans les familles. Là aussi, la question est celle de la confiance. Au fond, les conjoints arrivent-ils à se confier leur faiblesse ? Peuvent-ils compter sur la miséricorde de l’autre pour obtenir de l’aide afin d’affronter une situation de faiblesse qui est la leur ?

Voilà les questions qui nous sont adressées par ce dimanche de la miséricorde. Oui, essayons de vivre de cette miséricorde.

Bonne suite du temps pascal à chacun.

Père Benoît-Marie

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