- feuille paroissiale du 2 au 10 mai
- message de Pâques de notre évêque
- nouveau Parcours Alpha et dépliant
- denier du culte : formulaire ou en ligne
Le temps pascal s’achève, et avec lui ces cinquante jours où l’Église nous a fait contempler, presque pas à pas, la présence du Ressuscité au milieu de ses disciples. Pourtant, si la liturgie change de couleur, si les grandes fêtes sont désormais derrière nous, l’essentiel, lui, demeure : le Christ est vivant, et cette vérité continue de traverser notre quotidien.
Nous pourrions être tentés de refermer cette période comme un beau chapitre, intense mais passé. Or, la foi chrétienne ne fonctionne pas par parenthèses. La Résurrection n’est pas un sommet isolé que l’on redescendrait aussitôt, mais une source dans laquelle nous sommes appelés à puiser sans cesse. Elle transforme notre manière de voir le monde, d’habiter nos relations, de traverser les épreuves. Elle nous apprend que rien n’est définitivement fermé, que toute nuit porte en elle une promesse d’aube.
Les récits évangéliques du temps pascal nous ont montré un Christ qui rejoint les siens dans leur réalité la plus concrète : sur une route de doute, au cœur d’une pièce fermée par la peur, dans le quotidien d’un travail repris au bord du lac. Il ne s’impose pas, il se rend présent. Il ouvre les Écritures, partage le pain, offre la paix. Et surtout, il envoie. « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Cette parole ne concernait pas seulement les premiers disciples ; elle rejoint aujourd’hui chacun d’entre nous.
Car le temps « après » le temps pascal est précisément celui de l’envoi. Non pas un envoi spectaculaire, réservé à quelques-uns, mais une mission discrète, enracinée dans la vie ordinaire. Être témoin du Ressuscité, c’est d’abord consentir à ce que sa vie passe en nous. Cela peut prendre mille formes : une patience renouvelée dans une situation difficile, une fidélité humble dans un engagement, une capacité à pardonner là où tout inciterait à se fermer, une attention réelle à ceux que notre société laisse au bord du chemin.
Nous savons bien que ce témoignage n’est pas toujours facile. Le quotidien peut user, les préoccupations s’accumuler, et la foi elle-même peut sembler parfois moins vive. C’est pourquoi le don de l’Esprit Saint, célébré à la Pentecôte, demeure au cœur de notre vie chrétienne. L’Esprit n’est pas seulement un souvenir liturgique ; il est une présence agissante aujourd’hui. Il vient éclairer nos choix, soutenir notre espérance, réveiller en nous le désir de Dieu lorsque celui-ci s’assoupit. Il nous apprend à reconnaître, au cœur même de nos journées, les signes discrets de la présence de Dieu.
Dans notre vie paroissiale, ce temps est une invitation à passer d’une foi célébrée à une foi incarnée. Ce que nous avons vécu ensemble dans la joie des fêtes pascales est appelé à porter du fruit. Peut-être cela nous conduit-il à revisiter notre manière de participer à la vie de la communauté : non pas comme de simples « usagers », mais comme des membres vivants, appelés chacun à apporter leur pierre. Un sourire à l’accueil, une disponibilité pour un service, une présence fidèle aux temps de prière, une attention aux nouveaux arrivants : autant de gestes simples qui construisent une Église fraternelle.
Il peut être bon aussi, personnellement, de prendre le temps de relire ce que nous avons vécu depuis Pâques. Qu’est-ce qui m’a touché ? Qu’est-ce qui a fait grandir ma foi ? Où ai-je perçu une joie nouvelle, une paix plus profonde, ou au contraire une résistance, une difficulté ? Cette relecture, même brève, nous aide à ne pas laisser filer la grâce reçue. Elle nous permet d’entrer dans une foi plus consciente, plus habitée.
Le temps ordinaire qui s’ouvre devant nous n’est pas un temps « moins important ». Il est ce lieu où l’extraordinaire de Dieu vient rejoindre l’ordinaire de nos vies. C’est là, dans la trame parfois simple et répétitive de nos journées, que se tisse une relation fidèle avec le Seigneur. C’est là que la Résurrection continue de porter du fruit, souvent à bas bruit, mais de manière réelle et durable.
Que notre communauté paroissiale puisse avancer dans cette confiance : rien de ce qui est vécu dans l’amour n’est perdu. Le Christ ressuscité nous précède sur nos chemins, et son Esprit nous accompagne. Gardons le cœur ouvert, disponibles à ce qu’il veut faire en nous et à travers nous.
Que ce temps après Pâques soit pour chacun une invitation à vivre en ressuscités, non pas en paroles seulement, mais en actes et en vérité.
Père OMVA EDOU, votre Curé
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Le temps pascal s’achève, et avec lui ces cinquante jours où l’Église nous a fait contempler, presque pas à pas, la présence du Ressuscité au milieu de ses disciples. Pourtant, si la liturgie change de couleur, si les grandes fêtes sont désormais derrière nous, l’essentiel, lui, demeure : le Christ est vivant, et cette vérité continue de traverser notre quotidien.
Nous pourrions être tentés de refermer cette période comme un beau chapitre, intense mais passé. Or, la foi chrétienne ne fonctionne pas par parenthèses. La Résurrection n’est pas un sommet isolé que l’on redescendrait aussitôt, mais une source dans laquelle nous sommes appelés à puiser sans cesse. Elle transforme notre manière de voir le monde, d’habiter nos relations, de traverser les épreuves. Elle nous apprend que rien n’est définitivement fermé, que toute nuit porte en elle une promesse d’aube.
Les récits évangéliques du temps pascal nous ont montré un Christ qui rejoint les siens dans leur réalité la plus concrète : sur une route de doute, au cœur d’une pièce fermée par la peur, dans le quotidien d’un travail repris au bord du lac. Il ne s’impose pas, il se rend présent. Il ouvre les Écritures, partage le pain, offre la paix. Et surtout, il envoie. « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Cette parole ne concernait pas seulement les premiers disciples ; elle rejoint aujourd’hui chacun d’entre nous.
Car le temps « après » le temps pascal est précisément celui de l’envoi. Non pas un envoi spectaculaire, réservé à quelques-uns, mais une mission discrète, enracinée dans la vie ordinaire. Être témoin du Ressuscité, c’est d’abord consentir à ce que sa vie passe en nous. Cela peut prendre mille formes : une patience renouvelée dans une situation difficile, une fidélité humble dans un engagement, une capacité à pardonner là où tout inciterait à se fermer, une attention réelle à ceux que notre société laisse au bord du chemin.
Nous savons bien que ce témoignage n’est pas toujours facile. Le quotidien peut user, les préoccupations s’accumuler, et la foi elle-même peut sembler parfois moins vive. C’est pourquoi le don de l’Esprit Saint, célébré à la Pentecôte, demeure au cœur de notre vie chrétienne. L’Esprit n’est pas seulement un souvenir liturgique ; il est une présence agissante aujourd’hui. Il vient éclairer nos choix, soutenir notre espérance, réveiller en nous le désir de Dieu lorsque celui-ci s’assoupit. Il nous apprend à reconnaître, au cœur même de nos journées, les signes discrets de la présence de Dieu.
Dans notre vie paroissiale, ce temps est une invitation à passer d’une foi célébrée à une foi incarnée. Ce que nous avons vécu ensemble dans la joie des fêtes pascales est appelé à porter du fruit. Peut-être cela nous conduit-il à revisiter notre manière de participer à la vie de la communauté : non pas comme de simples « usagers », mais comme des membres vivants, appelés chacun à apporter leur pierre. Un sourire à l’accueil, une disponibilité pour un service, une présence fidèle aux temps de prière, une attention aux nouveaux arrivants : autant de gestes simples qui construisent une Église fraternelle.
Il peut être bon aussi, personnellement, de prendre le temps de relire ce que nous avons vécu depuis Pâques. Qu’est-ce qui m’a touché ? Qu’est-ce qui a fait grandir ma foi ? Où ai-je perçu une joie nouvelle, une paix plus profonde, ou au contraire une résistance, une difficulté ? Cette relecture, même brève, nous aide à ne pas laisser filer la grâce reçue. Elle nous permet d’entrer dans une foi plus consciente, plus habitée.
Le temps ordinaire qui s’ouvre devant nous n’est pas un temps « moins important ». Il est ce lieu où l’extraordinaire de Dieu vient rejoindre l’ordinaire de nos vies. C’est là, dans la trame parfois simple et répétitive de nos journées, que se tisse une relation fidèle avec le Seigneur. C’est là que la Résurrection continue de porter du fruit, souvent à bas bruit, mais de manière réelle et durable.
Que notre communauté paroissiale puisse avancer dans cette confiance : rien de ce qui est vécu dans l’amour n’est perdu. Le Christ ressuscité nous précède sur nos chemins, et son Esprit nous accompagne. Gardons le cœur ouvert, disponibles à ce qu’il veut faire en nous et à travers nous.
Que ce temps après Pâques soit pour chacun une invitation à vivre en ressuscités, non pas en paroles seulement, mais en actes et en vérité.
Père OMVA EDOU, votre Curé



