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Un océan de réflexions avec de magnifiques perles à retenir, telle peut apparaître cette magnifique encyclique de notre Pape François. Evitons de « surfer », plongeons-nous ne serait-ce que par vagues successives dans cette mer scintillante de pensées très diverses, poétiques mêmes, comme coulant de source mais plus difficiles en d’autres endroits !

​"Laudato si', Loué sois-Tu Seigneur" : <br>      la conversion écologique.
Nous sommes invités à une conversion écologique, non dans le sens où il faudrait regarder exclusivement la terre, mais dans le sens où la terre est incluse dans le mystère du Christ fait homme et que tout se tient par le haut.

Comme Jésus, ayons un regard contemplatif sur les choses. Les propos du pape sont réalistes, les analyses sur notre monde admiratives, mais aussi critiques : problème de l’eau, de l’air, de la biodiversité, du réchauffement climatique, du pouvoir technologique, beaucoup de réalités évoquées pour préserver notre environnement où l’homme doit s’épanouir. Oui, "tout est lié", notre liberté, notre corps, le cosmos. 

Il faut « une spiritualité pour alimenter la passion de la préservation du monde…. Une spiritualité qui n’est déconnectée ni de notre propre corps, ni de la nature, ni des réalités du monde » (n° 216)

Le Pape François regarde bien ce qui se passe dans notre « maison commune » (n°17), il nous invite à vérifier la qualité de notre vie humaine liée à notre environnement. S’il chante à sa façon Frère soleil, s'il reconnait « l’art de voir Dieu dans les choses » (78), le pape n’oublie pas qu’il y a « une distance infinie entre la nature et  le Créateur  et que les choses de ce monde ne possèdent pas la plénitude de Dieu » (88). Sa méditation souligne une écologie intégrale qui doit le respect au pauvre, au petit, à l’embryon...

Remercions le pape pour cette belle méditation sur la vie, où des analyses affinées d’économie,  de sociologie et d’écologie montrent que François s’est entouré de scientifiques compétents pour nous diriger jusqu’au bon port de l'éternité, et dans notre marche ou navigation,  nous sommes invités à regarder même  au delà du soleil , pour aller avec toutes les créatures , vers la Beauté infinie.

La Création, la Rédemption, tout est vu à fond et de haut. La conversion écologique apparait comme une ouverture aux larges horizons. "En effet, on ne peut envisager une relation avec l'environnement isolée de la relation avec les autres personnes et avec Dieu, ce serait individualisme romantique déguisé en beauté écologique" (119). Il ne faut pas s'étonner que le Saint Père insiste sur les principes éthiques qui devraient animer les pouvoirs technologiques ou scientifiques : la disparition d'une culture peut être aussi grave que la disparition d'une espèce animale ou végétale.  Et n’oublions pas que « les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands » (217).

On ne peut qu’inviter à lire, approfondir, "cette longue réflexion à la fois joyeuse et dramatique"(246), qui se termine par une magnifique prière au" Dieu Un et Trine, sublime communauté d'Amour infini"...

Nous sommes tous embarqués... Mais nous allons toujours vers une Terre nouvelle. Sœur eau nous est précieuse. Que « Marie Reine de la Création » (241) soit comme une étoile polaire pour notre traversée ici- bas.  

Bon vent pour vos vacances ! 

Père Jacques

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